« Ultime moment de doute. Concentration maximale. Le temps de se remémorer une dernière fois l'enchainement, et la gymnaste s'élance. Tous les yeux sont rivés sur elle, elle n'a pas le droit à l'erreur. Son mouvement ? elle le connait par coeur et sait l'éxécuter à la perfection. Et pourtant, un accident est si vite arrivé... Le stress, cette boule désagréable qui s'est accaparée du ventre de l'athlète, ne disparaitra qu'une fois la prestation terminée. Il faudra donc apprendre à l'apprivoiser, si l'on ne veut commettre aucune faute ; en effet, la moindre erreur peut-être fatale. C'est la loi dans ce sport si exigeant qu'est la gymnastique. Une mauvaise réception ? C'est la blessure, ou pire encore. Ignorant toutes ces appréhensions, aveuglée par la majesté de cette discipline, la gymnaste fait pourtant de son mieux, tandis que les juges tâcheront à coup sûr de lui rappeler combien elle est loin de la perfection. Une chute de poutre, s'en est fini de vous. De quoi décourager les moins téméraires. Et pourtant, c'est cela la gym, la vraie, et la fièvre de la compétition de laquelle nous sommes toutes plus ou moins atteintes.»